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Aucun virus de l’encéphalite à tiques détecté dans environ 4 500 tiques collectés au Luxembourg

23 avril 2026 3minutes

L’encéphalite à tiques est l’une des maladies les plus fréquemment transmises par les tiques, et ce dans de nombreux pays en Europe. Jusqu’à récemment, la maladie était principalement rapportée en Europe centrale et orientale et, à ce jour, aucun cas autochtone n’a été signalé au Luxembourg. Toutefois, le virus responsable de cette maladie étend progressivement son aire géographique et des pays tels que la Belgique, les Pays-Bas et le Royaume-Uni sont désormais considérés comme atteints. Le virus de l’encéphalite à tiques (TBEV) est principalement transmis entre petits mammifères par les tiques Ixodes ricinus, largement présentes au Luxembourg (lien). Le virus peut également infecter l’être humain et provoquer des formes potentiellement graves, incluant des séquelles neurologiques.

Afin d’assurer une détection précoce du virus de l’encéphalite à tiques (TBEV) au Luxembourg, un système de surveillance a été mis en place dans le cadre du projet OH4Surveillance cofinancé par l’Union européenne (2024–2026). Dans un rapport précédent, nous avons décrit l’analyse de 510 tiques Dermacentor reticulatus, collectés par le Musée National d’Histoire Naturelle du Luxembourg, pour la recherche du TBEV.

En 2025, environ 4 500 tiques ont été collectées dans 41 zones rurales, suburbaines et urbaines à travers le territoire luxembourgeois, fréquemment fréquentées par le public. Les tiques ont ensuite été analysées pour détecter la présence du TBEV, mais celui-ci n’a pas été détecté. Toutefois, l’absence du virus dans les tiques échantillonnées ne signifie pas nécessairement son absence dans le pays. La prévalence du TBEV peut être très faible et localisée, ce qui rend sa détection difficile sans un échantillonnage étendu. La poursuite de la surveillance est donc nécessaire et devrait être étendue à d’autres types d’échantillons, notamment ceux provenant d’animaux sauvages.

Clause de non-responsabilité
Cette activité est soutenue par un cofinancement du programme EU4Health de l’Union européenne dans le cadre de la convention de subvention n° 101132473 OH4Surveillance.
Les points de vue et opinions exprimés ne reflètent pas nécessairement ceux de l’Union européenne ou de HaDEA. Ni l’Union européenne ni l’autorité de financement ne peuvent en être tenues responsables.

Scientific Contact

Judith
Hübschen
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