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En 2025, un programme national de surveillance des tiques a été mis en place au Luxembourg afin de mieux comprendre la densité et l’activité saisonnière des tiques dans les environnements fréquemment visités par le public (news). L’équipe de virologie clinique et appliquée du LIH a également pu mettre en évidence la présence de divers agents pathogènes transmis par les tiques.
Environ 4 500 tiques regroupant les différents stades de développement (larves, nymphes et adultes mâles et femelles) ont été collectées et analysées pour un large panel d’agents pathogènes. En plus de Borrelia burgdorferi sensu lato, un complexe d’espèces bactériennes comprenant les agents responsables de la maladie de Lyme (news), plusieurs agents pathogènes connus et émergents ont été détectés. Rickettsia spp. a été retrouvé chez environ 11 % des tiques, Neoehrlichia mikurensis, Spiroplasma ixodetis, Babesia spp. et Borrelia miyamotoi chez moins de 5 % et Anaplasma phagocytophilum et Bartonella spp. chez moins de 1 % des tiques. Au total, 37 % des tiques du Luxembourg portaient au moins un micro-organisme pathogène.
Les pathogènes détectés sont associés à diverses infections chez les humains ou les animaux. Chez les humains, ils provoquent souvent des symptômes non spécifiques au cours des premières phases de la maladie, notamment de la fièvre, de la fatigue, des maux de tête et des douleurs musculaires. Dans certains cas, les infections peuvent entraîner des complications plus graves si celles-ci ne sont pas traitées. Francisella tularensis, Coxiella burnetii et le virus de l’encéphalite à tiques (news) n’ont pas été détectés dans les tiques analysées.
D’autres analyses sont en cours pour mieux caractériser certains groupes de micro-organismes et pour détecter d’autres pathogènes. Les résultats fourniront des informations complètes sur la diversité des pathogènes transmis par les tiques au Luxembourg et aideront à mieux comprendre les risques pour la santé associés aux morsures de tiques.
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