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Les tiques sont des vecteurs de pathogènes qui provoquent des maladies chez les humains et les animaux en Europe. La prévalence et la diversité de ces pathogènes au Luxembourg restent cependant peu étudiées. En 2025, l’équipe de virologie clinique et appliquée du LIH a collecté environ 4 500 tiques au Luxembourg et a caractérisé leur activité saisonnière et leur répartition géographique (news).
Les analyses moléculaires ont montré qu’environ 17 % de ces tiques étaient infectées par Borrelia burgdorferi sensu lato, un complexe d’espèces bactériennes comprenant les agents responsables de la maladie de Lyme. La caractérisation moléculaire a permis l’identification de cinq géno-espèces : B. afzelii, B. garinii, B. valaisiana, B. burgdorferi sensu strictoet B. spielmanii. Celles-ci persistent dans la nature par le biais de différents groupes d’animaux vertébrés, tels que les rongeurs, les oiseaux et les hérissons, et peuvent provoquer diverses maladies chez l’homme. Il a été démontré que toutes ces géno-espèces, sauf B. valaisiana, peuvent causer la maladie de Lyme chez l’homme, bien que les symptômes puissent varier. Par exemple, B. afzelii et B. garinii, les deux géno-espèces les plus répandues, sont associées à différentes manifestations cliniques de la maladie de Lyme. B. afzelii est plus souvent liée à des manifestations cutanées, tandis que B. garinii est fréquemment associée à des maladies neurologiques (lien).
La maladie de Lyme se développe généralement dans les 30 jours suivant l’infection. Elle se manifeste par des symptômes similaires à la grippe et, dans de nombreux cas, par un érythème migrant, une éruption rouge qui s’étend autour de la piqûre de tique parfois en forme de cible. Si elle n’est pas traitée, l’infection peut évoluer vers une maladie disséminée, affectant les systèmes musculo-squelettique, nerveux et cardiovasculaire (lien).
Nos résultats mettent en évidence la diversité des bactéries responsables de la maladie de Lyme présentes au Luxembourg. Les tiques collectées ont également été analysées pour détecter d’autres bactéries, parasites et virus afin d’obtenir des informations plus complètes sur les risques liés aux maladies provoquées par les tiques dans le pays (news #1; news #2).
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