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Le Luxembourg mène le premier échange de l’UE pour accélérer l’élimination des hépatites B et C en milieu carcéral

23 février 2026 3minutes

La European Union Drugs Agency (EUDA) et le European Centre for Disease Prevention and Control (ECDC) ont conjointement élaboré une boîte à outils européenne pour l’élimination des hépatites virales en prison.

Cette nouvelle boîte à outils vise à soutenir la mise en œuvre d’interventions contre les hépatites B et C dans les établissements pénitentiaires à travers l’Europe. Elle renforce également le principe d’« équivalence des soins », garantissant que les personnes détenues bénéficient d’un niveau de soins de santé comparable à celui disponible dans la communauté.

Le ECDC et la EUDA ont organisé une série de visites d’échange entre pays afin d’identifier les priorités clés et les actions nécessaires à la mise en œuvre de la boîte à outils. Le Luxembourg ayant récemment été présenté comme le meilleur exemple de modèle de prise en charge des hépatites, il a été sélectionné comme premier pays hôte de ce type d’échange pratique les 10 et 11 février 2026.

Douze professionnels de santé issus du milieu carcéral ou des Ministères de la Justice de quatre pays différents (Allemagne, Belgique, Autriche et Danemark) ont été accueillis par la Directorate of Health et la prison de Schrassig pour des échanges pratiques sur le modèle luxembourgeois et un dialogue approfondi et direct sur les expériences des cinq pays.

La Dre Carole Devaux, de la Infection & Immunotherapy Research Unit at the LIH, a organisé la visite en collaboration avec le Dr Philippe Poos des services de santé pénitentiaires et le Dr Pit Braquet du National Service of Infectious Diseases. Une table ronde consacrée aux défis et aux bonnes pratiques lors de la sortie de prison a réuni plus de 20 représentants de onze organisations au Luxembourg.

La raison d’être de cette boîte à outils est que les personnes détenues présentent des taux d’hépatites virales plus élevés que la population générale, ce qui en fait un groupe clé pour des actions ciblées de prévention et de traitement. En Europe, les personnes entrant en prison sont également plus susceptibles d’avoir des antécédents d’usage de drogues par injection — un facteur de risque majeur pour la transmission des virus des hépatites B et C. Le partage de matériel d’injection et d’autres facteurs de risque, tels que les pratiques de tatouage ou de piercing non sécurisées, le partage de rasoirs et les rapports sexuels non protégés, font des prisons un cadre prioritaire pour des interventions ciblées de prévention et de traitement des hépatites virales. La lutte contre les hépatites virales en milieu carcéral peut également générer des bénéfices pour la santé publique au sens large, en réduisant la charge globale de la maladie et en prévenant la transmission future des infections.

Scientific Contact

  • Carole
    Devaux
    Group Leader

    Infection & Immunotherapy Research

    Contact

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